Coopération universitaire franco-mauritanienne - Projet AILARA

Une étape s’achève et une autre s’ouvre pour les relations de coopération qu’entretiennent l’ambassade de France en Mauritanie et l’université de Nouakchott Al Aasriya avec la clôture le 16 octobre 2020 du projet AILARA.

Riche de plusieurs décennies de partenariat, la coopération universitaire franco-mauritanienne s’est déclinée en plusieurs projets structurants pour l’université de Nouakchott Al Aasriya, dont le dernier, le projet AILARA, parachève le processus de sa mise aux standards internationaux.

Ce projet financé en 2018 pour deux ans, par le fonds de solidarité pour projets innovants du ministère français des Affaires étrangères, à hauteur de 400 000 €, a ajouté la dernière touche à cette collaboration, dans le domaine de la recherche scientifique. Avant ce projet, la recherche reposait sur 53 unités de recherche réparties entre dans les différentes facultés de l’université, unités forcément petites, mono-disciplinaires, difficiles à coordonner et procurant peu de visibilité internationale à l’université.

La ferme volonté du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, également en charge des TIC, S.E. Sidi Ould Salem, ainsi que celle du président Ahmedou Haouba, qui vient de quitter cette fonction, a rencontré la stratégie de la coopération française en matière de partenariat universitaire. Un projet d’appui à la recherche a pu ainsi être co-construit par les deux parties pour accompagner cette politique publique mauritanienne.

A ce moment de clôture du projet, on peut se réjouir de la création et de la pérennisation d’un laboratoire transdisciplinaire de recherche, le Laboratoire Environnement, Santé et Société (LE2S), qui regroupe à lui seul 13 unités de recherche et qui s’est structuré autour de ces trois grands enjeux cruciaux pour le développement du pays.

Le LE2S permet à une recherche transversale de se développer en mutualisant ses moyens et en accroissant ainsi significativement le volume de connaissances scientifiques sur ces thèmes : en témoigne la forte augmentation du nombre de publications dans des revues internationales, publications qui, à leur tour, améliorent l’intégration de l’université à la communauté scientifique internationale, et préfigurent de nouveaux partenariats scientifiques.

Ce projet fédérateur a contribué à faire émerger une vision d’ensemble, transversale, portée par des chercheurs qui ont mieux compris l’intérêt de mutualiser leurs efforts. L’organisation globale de la recherche, qui était aussi un objectif du projet, s’est trouvée renforcée et on a toutes les raisons d’espérer la création de nouveaux laboratoires transversaux, à l’initiative des chercheurs d’autres disciplines.

Dernière modification : 16/10/2020

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