Etat de droit et libertés publiques

- La France a contribué en premier lieu au fonds commun d’appui au processus électoral, géré par le Pnud en étroite concertation avec l’ensemble des partenaires et mis en œuvre dans un souci de consensus entre tous les acteurs. L’expertise française a également contribué, pour une part, au projet d’assistance électorale conduit par le Pnud, projet qui a porté essentiellement sur le renforcement des acteurs et institutions : appui à l’organisation du recensement, appui à la commission électorale nationale indépendante, aux partis politiques, société civile et médias, éducation civique….

- Un projet de "renforcement de la concertation durant la période de transition" mis en oeuvre par le Pnud et financé par la France pour les deux tiers, a permis d’accompagner la période de transition jusqu’à son terme et garde pour objectif de favoriser la continuité du processus démocratique au-delà des élections de mars 2007. L’intervention du projet s’articule autour des axes essentiels suivants : mise en place d’un cadre de concertation avec la société civile, renforcement des capacités des acteurs en matière de gouvernance démocratique, renforcement des capacités des acteurs judiciaires (notamment par la formation de magistrats) et renforcement des capacités d’appui au processus de démocratisation. C’est dans ce cadre qu’un appui est apporté, via le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), à la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (HAPA).

- En plus des nombreuses formations et échanges d’experts qui sont organisés chaque année au titre de l’aide technique de la délégation locale du service de coopération technique internationale de Police - SCTIP -, la coopération française intervient dans différents domaines qui concourent au renforcement de l’Etat de droit.
Pour le secteur des libertés publiques, les opérations de coopération sont conduites en étroite articulation avec la Délégation de la Commission européenne en Mauritanie.
Les priorités de notre coopération portent sur les domaines de la sécurité et de la sûreté avec les orientations suivantes :

- Participation au renforcement des capacités institutionnelles en matière de surveillance du territoire et de sûreté aéroportuaire. En effet le contrôle des flux migratoires transitant par la Mauritanie ou y séjournant constitue pour les autorités nationales un véritable enjeu pour les années à venir. La crise migratoire survenue en 2006 a déclenché une prise de conscience de la nécessité de mettre en place des instruments structurels et normatifs adaptés aux nouvelles contraintes.
- Renforcement de la police économique et financière (lutte contre le blanchiment et la contrefaçon)
- Amélioration de la police des mineurs (modalités d’intervention auprès des mineurs délinquants et des enfants victimes)
- Développement de la lutte contre le trafic de véhicules volés,
- Amélioration de la prévention et de la sécurité routières
Le perfectionnement aux techniques de maintien de l’ordre ainsi que le développement des méthodes de recueil et d’analyse du renseignement opérationnel dans la lutte contre le terrorisme font également partie des domaines d’activité du SCTIP.

Dernière modification : 23/05/2017

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