Huit admis mauritaniens à l’école Polytechnique de Paris

Nous félicitons encore les lauréats du concours, les équipes pédagogiques, l’encadrement au ministère chargé de l’enseignement supérieur pour leur réussite et la qualité de leur travail.

La coopération française offrira une bourse d’étude de 3 ans aux deux majors mauritaniens du concours.

Comme chaque année les élèves de l’Institut Préparatoire aux Grandes Écoles d’Ingénieurs (IPGEI) s’inscrivent au concours de l’École Polytechnique de Paris. Le concours FUI-FF (Filière Universitaire Internationale – Formation française) s’adresse aux élèves issus de cycles préparatoires à l’étranger.

Cette année, 58 élèves se sont inscrits au concours, à l’issue des épreuves écrites 11 d’entre eux étaient admissibles (taux de réussite 19%). Ils sont partis au Maroc pour passer les oraux et nous apprenons que la Mauritanie peut se féliciter d’avoir 8 lauréats (taux de réussite de 72,7%) à ce prestigieux concours.

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Ces excellents résultats au concours placent la Mauritanie au premier rang africain sur le concours FUI-FF. Le taux de réussite des jeunes talents mauritaniens au concours s’est fortement amélioré depuis l’an passé où il y avait eu 2 admis à l’X et un à l’ESPCI (grande école du concours commun de l’X).

Appui de la coopération française à la formation des ingénieurs mauritaniens,

Depuis 2015, à la demande de l’État mauritanien, la coopération française accompagne la mise en place d’un cycle préparatoire aux concours des grandes écoles d’ingénieurs françaises.
La création de l’Institut Préparatoire aux Grandes Écoles d’Ingénieurs (IPGEI) au sein de l’École Supérieure Polytechnique est le point de départ du projet. Les programmes du cycle préparatoire sont identiques à ceux des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles françaises de la série Mathématiques Physique. Ces formations se sont mises en place grâce au recrutement d’agrégés tunisiens et l’assistance technique française pour la mise en œuvre du projet.

Pour viser l’excellence, les meilleurs élèves passent les concours français, les autres passent le concours national d’ingénieurs de Mauritanie (CNIM). Depuis 2016, les taux de réussite aux grands concours n’ont fait que s’améliorer.

Grâce à la mise en place de l’IPGEI à Nouakchott, les brillantes bachelières mauritaniennes peuvent suivre des cycles préparatoires scientifiques. Le taux de féminisation de l’IPGEI est de l’ordre de 20%, quasiment identique à celui de la France. Cette année, pour la première fois, une Mauritanienne intégrera l’X.

L’appui de la coopération française auprès du Ministère chargé de l’enseignement supérieur a permis l’accompagnement de la fusion et la mise aux normes des cursus de formation. De plus, il a été créé un comité de perfectionnement composé principalement d’écoles d’ingénieurs françaises, des écoles françaises délocalisées au Maroc et d’écoles d’ingénieurs de référence du Maroc et de la Tunisie afin de bénéficier des bonnes pratiques de ces établissements. Les travaux menés durant deux années ont permis d’obtenir l’accréditation du diplôme d’ingénieur par les instances mauritaniennes d’évaluation, première étape avant d’envisager une accréditation. En 2019, le dossier de recevabilité a été envoyé au ministère français de l’Enseignement Supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.

La coopération française intervient également auprès de l’IPGEI et de l’ESP pour améliorer les compétences linguistiques des élèves et des enseignants. Le projet ABILES a pris en charge des modules de renforcement linguistique pour les élèves et les enseignants durant l’année universitaire afin qu’ils puissent présenter pour les élèves le DELF B2 et pour les enseignants le DALF C1.

Document du Directeur de l’IPGEI (Classes préparatoires de l’ESP) qui explique les facteurs de réussite de son établissement
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Liste des admis

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Dernière modification : 24/06/2019

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