Le partenariat France-Mauritanie en matière d’environnement et de développement durable

La République Islamique de Mauritanie et la République Française unissent depuis de nombreuses années leurs efforts en faveur de la protection de l’environnement et de la promotion d’un développement durable.

Leur partenariat se décline de diverses manières :

1. Au sein de la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) :

Toutes deux signataires de la CCNUCC, la France et la Mauritanie participent activement aux conventions des parties (COP), dont la plus récente s’est tenue en novembre 2021 à Glasgow, en Ecosse.

A l’occasion de la COP 26 de Glasgow, la Mauritanie et la France ont chacune déployé de nombreux efforts en faveur de l’atteinte d’objectifs ambitieux. Leurs représentants au plus haut niveau ont par ailleurs eu l’occasion d’échanger à plusieurs reprises et de développer leur partenariat.

  • Le président Ghazouani a co-présidé avec le Président Macron et le Prince Charles un événement dédié au suivi de l’Accélérateur de la Grande muraille verte (revoir ici l’intervention du Président Macron).
  • La ministre mauritanienne de l’environnement et du développement durable, Mme Mariem Bekaye, a signé un accord de coopération avec la ministre française de la transition écologique, Mme Barbara Pompili, favorisant les échanges et le partenariat entre leurs ministères respectifs (voir ici toutes les informations relatives à la signature de cet accord de coopération).
  • Enfin, au-delà des intenses négociations auxquelles ont participé chacun des deux pays, la Mauritanie et la France se sont retrouvées à l’occasion d’un séminaire relatif à la haute ambition pour la nature et les peuples (HAC), co-présidée par la France et le Costa Rica, à laquelle la République Islamique de Mauritanie a annoncé son adhésion. L’occasion pour la ministre mauritanienne de l’environnement et du développement durable, Mme Mariem Bekaye, d’échanger avec la secrétaire d’Etat française chargée de la biodiversité, Mme Bérengère Abba (voir ici le tweet relatif à la participation de la Mauritanie à la HAC).

2. Le soutien français à la Grande Muraille Verte

Le projet de Grande Muraille Verte, né dans les années 80 et approuvé en 2007 par l’Union africaine (UA) vise à restaurer, d’ici 2030, 250 millions d’hectares de terres actuellement dégradées (principalement pour une utilisation agricole), ce qui permettra de séquestrer 250 millions de tonnes de carbone, et à créer 10 millions d’emplois ; 18 milliards de dollars ont déjà été mobilisés à cette fin, et 4% des objectifs sont d’ores et déjà atteints. Sa coordination est assurée par l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, dont le siège est situé à Nouakchott.

D’un programme de plantation d’arbres, la Grande Muraille Verte a évolué vers un programme de développement rural basé sur une gestion intégrée des écosystèmes pour lutter à la fois contre la dégradation des terres et la désertification, les effets du changement climatique, la perte de biodiversité et faire face à la pauvreté et l’insécurité alimentaire dans les pays du Sahel. En Mauritanie, la zone d’intervention de la Grande Muraille Verte s’élève à 1,65 millions d’hectares et couvre six Wilayas : Trarza, Brakna, Tagant, Assaba, Hodh el Gharbi et Hodh El Charghi, soit 15 Moughatâa, 45 communes et une population d’environ 480 000 habitants.

Lors du One Planet Summit de janvier 2021, La France a lancé, aux côtés de la Mauritanie, l’Accélérateur de la Grande Muraille Verte afin de renforcer la mobilisation au profit du projet et lever 19 milliards d’euros supplémentaires d’ici 2025 afin d’atteindre les objectifs à l’horizon 2030 (voir ici la vidéo de présentation de l’Accélérateur de la GMV).

3. Quelques exemples d’actions emblématiques du partenariat :

Le partenariat franco-mauritanien en matière d’environnement est multiforme et s’incarne à travers des actions emblématiques :

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Crédits photos : © Pierre Failler et Ewan Tagot

  • La France contribue aussi à la résilience et à la sécurité alimentaire des ménages. Elle appuie l’aménagement et l’irrigation de plus de 1000 hectares de terres agricoles et la restauration de 500 hectares de terres dégradées. Ces projets accompagnent des agriculteurs mauritaniens dans la mise en place de pratiques agroécologiques.
  • La France soutient par ailleurs les collectivités locales dans la gestion pacifiée des ressources naturelles à l’échelle des territoires. D’ici 2024, environ 625 hectares de terres dégradées seront ainsi restaurés dans les 5 régions de Mauritanie les plus vulnérables au changement climatique.

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Crédits photo : © AFD

Le partenariat franco-mauritanien permet également d’innover en faveur de l’environnement mondial, tout en soutenant le développement local. C’est par exemple le cas avec le projet TYCCAO (Typha combustible construction Afrique de l’Ouest Sénégal et Mauritanie). Ce dernier a pour objectif de contribuer à la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique, en développant l’utilisation de combustibles d’origine renouvelable et l’efficacité énergétique dans le bâtiment, grâce à la massification de produits élaborés à base de typha. Il permet également la mobilisation du secteur privé, dont l’implication fait partie intégrante de l’initiative de Grande Muraille Verte, à travers le développement d’entreprises telles que Habitat et développement en Mauritanie (Habidem).

Video présentant le projet TYCCAO en cliquant ici.

Présentation d’Habidem :

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Dernière modification : 01/12/2021

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