Vœux de l’Ambassadeur

Je suis heureux de vous présenter nos meilleurs vœux de bonheur personnel et de succès professionnel pour 2018.

C’est naturellement une satisfaction, pour un ambassadeur, lorsque le dialogue politique s’intensifie entre son pays d’envoi et son pays d’accueil. L’année 2017 s’achève à cet égard avec un bilan très dense et positif : visites successives à Nouakchott des ministres français des Affaires étrangères, de l’Économie, puis déplacement officiel en France du Président de la République islamique de Mauritanie. Les Chefs d’État mauritanien et français ont par ailleurs eu l’occasion de se rencontrer longuement en marge d’événements internationaux, comme le Sommet du G5 Sahel à Bamako, en juillet, ou encore l’Assemblée générale des Nations unies à New-York, en septembre.

Au cœur de cette concertation, une ambition principale : celle de renforcer concrètement notre coopération pour contribuer et parvenir à la stabilisation d’une région tourmentée par une crise aux multiples dimensions. Les populations du Sahel, d’une résilience remarquable face aux épreuves, ont le droit à la paix durable comme à une prospérité durable, deux enjeux inextricablement liés. L’action déterminée de la Mauritanie pour appuyer cet objectif à la fois de sécurité collective et de développement régional mérite à cet égard d’être relevée.

Les conséquences de nos efforts communs pour aider le Sahel à recouvrer sa stabilité dépassent par ailleurs le cadre régional. Nous luttons contre des forces qui représentent une menace globale pour la sécurité internationale, par leurs actions terroristes mais aussi par les activités criminelles qui les accompagnent : trafics des êtres humains, trafics de drogue, trafics d’armes etc...

La sécurité et le développement, voici donc les deux axes qui structurent la relation entre nos deux pays. Ces deux piliers vous les retrouverez en filigrane de la présentation qui suit de l’action des différents services de l’ambassade.

Au chapitre de la sécurité, d’abord, un constat : face à une menace qui se joue des frontières, la réplique doit être organisée entre États frontaliers. C’est ce qui fait de la Force conjointe du G5 Sahel, dont la Mauritanie est l’un des protagonistes, une réponse exemplaire. Parallèlement à leurs actions nationales, en conjuguant leurs forces dans le but de sécuriser leurs frontières et en se donnant les moyens de réussir, les cinq pays de la zone s’inscrivent en complément des efforts de la communauté internationale dans la région. Vous l’aurez noté, en 2017, la France n’a pas ménagé son appui à la montée en puissance de cette Force conjointe. Appui politique d’abord, avec deux temps forts cette année à New-York, aux Nations unies : en juin, en favorisant l’adoption d’une résolution qui saluait le déploiement de la force conjointe et en octobre, lorsqu’à la faveur de la présidence française du Conseil de sécurité, ce dernier s’est déplacé au Sahel, notamment à Nouakchott. Appui matériel et technique ensuite, qu’il s’agisse de l’appui direct de la force Barkhane à la force conjointe ou du dispositif de plus long terme de la coopération de sécurité et de défense.

Au chapitre du développement, ensuite, là encore, la dimension régionale s’impose. En 2018, la France continuera de porter le projet d’une Alliance avec le Sahel, aux côtés de l’Allemagne, de l’Union européenne, de la banque mondiale, de la banque africaine de développement et du programme des Nations unies pour le développement. Ce projet ambitionne des progrès concrets et accélérés au Sahel pour l’employabilité des jeunes, l’agriculture, l’énergie ou encore la gouvernance et la sécurité.

Parallèlement à notre action commune au bénéfice de la région, notre relation bilatérale ne cesse de s’étoffer, adossée à un réseau humain, public et privé de très grande qualité. En 2018, les différents services et institutions de la France en Mauritanie vont encore travailler à l’essor de cette relation : consulat, service économique, Agence française de développement, service de coopération et d’action culturelle, bureau CampusFrance, experts techniques internationaux, et bien sûr le lycée Théodore Monod et l’Institut français, enceintes privilégiées des échanges culturels et éducatifs entre nos deux pays.

Au-delà des institutions, c’est également aux côtés de la société civile mauritanienne que la France s’investit, pour contribuer à la consolidation de l’Etat de droit, ainsi qu’à la cohésion sociale et économique du pays. Comme les Mauritaniens vivant en France, les Français de Mauritanie contribuent enfin, très largement, à la vitalité de notre relation et à la vie économique et sociale de leur pays de résidence. L’engagement décisif des Conseillers du commerce extérieur de la France est unanimement salué de même que celui de notre Conseiller consulaire, élu, dévoué à notre communauté.

Parmi les acteurs de notre coopération, je n’oublierai certes pas non plus le réseau des Alliances françaises, signataire cette année d’un partenariat avec l’Institut français. De concert avec l’association mauritanienne pour la francophonie, ce réseau œuvre brillamment à la promotion de la culture francophone en Mauritanie. L’engagement passionné des associations franco-mauritaniennes -Nouakchott accueil, Association des parents d’élèves du lycée Théodore Monod, Fondation des Amis du lycée- doit être enfin relevé.

Sécurité régionale, cohésion économique et sociale, et renforcement de notre partenariat bilatéral, c’est la feuille de route qui conduira l’action de l’ensemble des équipes de l’ambassade en 2018. Avec une innovation, vous pourrez désormais nous suivre sur notre nouveau compte Twitter @FranceenRIM !

Je souhaite à chacune et à chacun, le meilleur pour cette nouvelle année !

Joël MEYER

Dernière modification : 05/01/2018

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